 Le maintien dans ses fonctions de Raymond provoque dores et déjà des remous. Ainsi, David Trézeguet, plutôt que d'attendre avec des papillons dans l'estomac la liste des sélectionnés et d'être ensuite frustré de ne pas avoir été retenu, a préféré prendre les devants et a annoncé sa retraite internationale. Il a des mots durs mais justifiés à l'encontre du grand guignol national : «Nous sommes tous conscients que Domenech n'a pas le niveau pour être à la tête de l'équipe de France, mais personne n'en tire les conséquences, confie-t-il dans un entretien accordé à L'Equipe. On ne tient pas compte de l'opinion des millions de Français ou des anciens joueurs, et je ne parle pas de ceux de 1998. Michel Platini a soutenu Domenech car il n'est pas bien avec Didier (Deschamps). Mais c'est le sportif qui compte». Quant à sa non-sélection : «A une certaine époque, aller en équipe de France impliquait de faire tes matches dans ton club et d'être au top niveau. Le haut niveau, c'est cela. Je viens de faire une année exceptionnelle en club. Il fallait que je sois là, parmi les vingt-trois». Pour lui, il ne fait aucun doute que Domenech aurait dû démissionner pour le bien de l'équipe de France. «C'était une obligation».
Les esprits chafouins argueront que cela fait belle lurette qu'on n'a pas vu un bon Trezegol en équipe de France. Vrai, mais n'est-ce pas simplement parce que Raymond-la-non-science est incapable de mettre ce joueur dans un dispositif qui le mette en valeur ? |